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De
nombreux médecins pensent que la migraine n'est qu'une
forme particulièrement sévère du mal de tête et que
toute céphalée possède à la base les mêmes mécanismes,
avant tout vasculaires, reposant sur le fait qu'un
vaisseau qui se dilate fait mal.
Il est toutefois certain que ce mécanisme ne suffit pas
à expliquer la douleur et que de nombreux mécanismes
biochimiques entrent en jeu.
Lorsqu'une perturbation vasculaire apparaît, une
réaction inflammatoire, mais stérile (c'est-à-dire sans
germes), peut se développer. Cette inflammation est
produite par des substances ayant des propriétés actives
sur les vaisseaux : hormones du stress (ou cathé-colamines),
molécules de l'inflammation (comme les prostaglandines).
De plus, des facteurs sanguins (par exemple la
sérotonine qui provient des plaquettes sanguines)
interviennent aussi dans ce processus.
Tous ces facteurs qui se combinent pour faire se
resserrer ou se dilater les vaisseaux, pour provoquer
des phénomènes inflammatoires, avec production de
chaleur, d'œdème et de douleur, ne sont pas à négliger.
Le traitement entrepris doit en tenir compte :
— soit pour diminuer la sensibilisation des fibres
nerveuses ;
— soit pour régulariser la réaction vasculaire ;
— soit pour prévenir ou lutter contre l'inflammation.
Mais il peut agir en même temps, à plusieurs
niveaux, avec un seul médicament. (L'aspirine, par
exemple, agit à la fois en luttant contre
l'inflammation, contre la douleur et en rendant le sang
plus fluide.)
Qu'appelle-t-on un facteur déclenchant ?
Si, malheureusement,
l'origine exacte de la plupart des maux de tête reste
encore mystérieuse, les facteurs qui les provoquent,
commencent au contraire à être bien connus. Ces facteurs
ne créent pas les crises, ils ne font qu'en favoriser la
venue.
Appelés facteurs déclenchant, ces responsables peuvent
être classés en quatre catégories.
Les facteurs psychologiques et affectifs
Sans revenir sur l'importance du contexte dépressif —
cause ou conséquence — de la céphalée chronique, il faut
reconnaître dans le déclenchement soudain de crises
douloureuses, la responsabilité de certains événements
psychologiques : déception amoureuse, choc affectif,
peur soudaine, mais aussi joie intense ou détente
psychique brutale (ainsi au moment des vacances, après
un examen, pendant un week-end) peuvent être de
véritables « portes ouvertes » sur le mal de tête.
Il faut dire ici un mot sur ce que l'on appelle de façon
curieuse la dépression « masquée » : apparais- |