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Les
enfants ont-ils mal à la tête ?
L'enfant qui se plaint de maux de tête pose un problème
difficile, tant sur le plan diagnostique, que sur celui
de l'importance à donner à ces troubles. En effet, il
est aussi dangereux de les négliger que d'entraîner
l'enfant dans un cercle vicieux d'examens spécialisés de
plus en plus complexes qui risquent à la fois de le
traumatiser psychologiquement et d'aggraver ses
céphalées !
En fait, les maux de tête infantiles relèvent
essentiellement de trois causes :
1. La migraine, plus fréquente qu'on ne le pense
habituellement, puisque près de 4% des-enfants de sept à
quinze ans en souffrent (principalement les filles).
2. Les céphalées d'origine psychique liées le plus
souvent à un problème scolaire ou familial.
3. Et les rares céphalées révélant une tumeur cérébrale.
Mais ce sont justement ces dernières qui justifient de
ne jamais traiter par le mépris un mal de tête chez un
enfant.
Aussi
l'examen soit respecter trois principes :
1.
L'interrogatoire des parents et de l'enfant doit être
précis, minutieux et effectué ensemble, puis séparément.
(Les enfants aiment rarement aller chez le médecin, mais
ce contact est pourtant essentiel.)
2. Les examens complémentaires doivent comprendre
d'abord un examen ophtalmologique, parfois un
électro-encéphalogramme. Ce n'est qu'ultérieurement que
pourront être prescrits des examens plus spécialisés si
l'on suspecte une tumeur. Mais le plus souvent, cette
éventualité est éliminée dès le départ.
3. Lorsqu'il s'agit d'une céphalée des écoliers ou
d'attention, quotidienne, lancinante, apparue dès le
deuxième trimestre scolaire, la cause est souvent un
manque de confiance en soi de l'enfant qui s'inquiète et
se culpabilise. Le rassurer sera à la fois l'affaire du
médecin et des parents (quelquefois trop exigeants pour
leurs enfants).
La migraine de l'enfant, dont le caractère est dans
certains cas impressionnant (perte de connaissance,
vertiges, douleurs abdominales associées), cède
habituellement à un traitement simple, parfois même non
médicamenteux. Ce sont surtout les parents qui doivent
se rassurer en premier lieu.
Ainsi apprendre à vos enfants, dès leur plus jeune âge,
à ne pas regarder la télévision de trop près (moins d'un
mètre), ou trop longtemps (plus d'une heure) ; à éviter
de manger certains aliments bien connus pour leur
indigestibilité : chocolat, glaces, fritures ; à avoir
un rythme de vie régulier respectant particulièrement
leurs besoins de sommeil, c'est déjà prévenir leur mal
de tête. Les écouter, leur offrir l'affection et les
soins qu'ils attendent donnera au traitement une
efficacité supplémentaire. |